• CHAPITRE 15 :

     

     

    « 16 décembre 1976

     

    Je l'aime plus que tout au monde... Ma Lily. J'aime a évidemment été furieux quand Lily lui a dit qu'elle n'était plus amoureuse de lui, mais encore plus quand il a su qu'elle m'avait embrassé quelques minutes avant de lui annoncer la nouvelle. Tant pis pour lui ! La roue tourne... J'ai à nouveau rendez-vous avec Dumbledore, ce soir. Je ne l'ai pas revu depuis plusieurs mois et je n'ai donc pas osé dire à Lily en quoi consistaient nos rendez-vous. Même si ça la concerne, j'ai juré de ne rien dire et je ne le ferai pas avant la permission du directeur. Mais Lily sait que je ne peux rien dire et ne me pose pas de question là-dessus. Elle veut seulement m'accompagner jusque devant la gargouille de pierre et m'attendre à cet endroit jusqu'à ce que j'ai fini. « Et même si tu y restes jusqu'au matin suivant, je t'attendrai... » m'a-t-elle promis. Je l'aime, je l'aime, je l'aime... »

     

    Harry se retrouva au bas du grand escalier de marbre, qui permettait de monter dans les étages du château. Lily et Severus venaient de passer devant lui et il s'empressa de les rattraper pour marcher juste derrière eux, afin d'entendre leur conversation. Il se sentait quelque peu gêné d'écouter une discussion privée entre ses parents... Mais c'était ce que son père voulait, sinon il n'aurait pas laissé Harry trouver ce journal...

    « Je vais demander à Dumbledore si je peux te dire de quoi traitent nos rendez-vous Lil', dit Severus.

    -Non, Severus, ce n'est pas grave si je ne sais pas. Tu n'as pas besoin de...

    -Si. Je ne veux pas que nous ayons de secrets l'un pour l'autre.

    -D'accord. Mais saches que si Dumbledore ne te donne pas l'autorisation, ça ne changera rien pour moi. Je sais que c'est quelque chose pour d'important et confidentiel, sinon il ne te demanderai pas de venir seul et de n'en parler à personne. Il te fait confiance plus qu'à quiconque.

    -Oui. Un grand homme, Dumbledore... »

    Ils étaient arrivés devant la gargouille et Lily déposa un baiser sur la joue de Severus tandis que la gargouille pivotait après que Severus eut prononcé le mot de passe. Harry suivit son père dans l'escalier et dans le bureau de Dumbledore. Le directeur était déjà assis à son bureau et lisait un magazine sur l'astronomie.

    « Bonsoir Severus.

    -Bonsoir professeur.

    -Les amours vont mieux ?

    -Comment est-ce que...

    -Disons que j'ai des yeux partout...

    -Eh bien, oui, les amours vont beaucoup mieux !

    -J'ai appris la nouvelle pour Eileen et j'en suis profondément attristé... C'était une élève particulièrement travailleuse et respectueuse des autres. Comme quoi, les réputations des maisons ne sont pas applicables à tous leurs élèves. Je te présence mes plus sincères condoléances Severus.

    -Merci monsieur. Au fait je me demandais... Est-ce que je peux révéler à Lily ce que nous faisons ? Ce n'est pas elle qui le demande, c'est moi. Je ne veux pas que nous ayons de secrets et...

    -Je comprends ton point de vue, Severus. Les secrets n'apportent rien de bon, mais je pense que ce ne serait pas la meilleure des idées que de lui révéler ce que nous nous disons. Je n'ai aucun soupçon sur sa loyauté et sa capacité à garder les secrets, mais je ne veux pas que ce que je t'ai dit l'inquiète. C'est une jeune fille très anxieuse, d'après ce que j'ai vu, et elle pourrait se mettre en danger en voulant protéger ses amis.

    -Oui. Je comprends.

    -En parlant de nos rendez-vous, je t'ai fait venir ce soir pour te donner des nouvelles de mes recherches. Cela fait plusieurs mois que nous ne nous sommes pas vus et j'ai bien avancé pendant ce temps !

    -Vous êtes allés à l'orphelinat ?

    -Oui. J'ai appris qu'un incident étrange s'était produit lors d'une excursion, il y a de nombreuses années.

    -Je suppose que Tom Jédusor faisait partie du voyage.

    -Exact. Il a emmené des camarades dans une grotte et lorsqu'ils en sont ressortis, ils n'ont plus jamais été les mêmes...

    -Vous avez réussi à trouver la grotte monsieur ?

    -Bien sûr. Mais je n'ai pas pu y entrer. La grotte est protégée par des sortilèges et nous devons être affaiblis pour pouvoir passer le mur.

    -Affaiblis ? Comment ça ?

    -Il faut donner de son sang et passer sa main sur le mur.

    -Vous ? Vous avez donné votre...

    -Non. J'avais une petite fiole de sang dans ma poche, fiole que j'avais récupérée dans mon bureau. Mais je n'ai pas pu aller plus loin après le mur. Un lac nous sépare de l'endroit où est caché le horcruxe et je crains de ne pas pouvoir le ramener si je suis seul...

    -Je viendrai avec vous !

    -Je veux que tu saches, avant, que cette expédition sera très dangereuse et que nous pourrions y laisser notre vie Severus...

    -Ça peut sauver Lily alors...

    -Très bien. Alors nous partons demain matin à six heures. Je veux que tu m'attendent à cette heure là devant la gargouille de pierre. Tu peux prévenir Lily que tu ne seras pas là demain, mais je te rappelle qu'elle ne doit rien savoir.

    -Oui monsieur.

    -Bien. Je voulais également te dire que que j'ai été voir la tombe d'Helga Poufsouffle et l'ancienne maison de ses parents, cet été.

    -Vous avez trouvé quelque chose ?

    -Non. Malheureusement je n'ai pas eu le temps d'aller en Lettonie mais dès que je le pourrai j'irai là-bas.

    -Bien.

    -Je pense que tu peux y aller, maintenant. Je ne voudrais pas que Lily s'endorme dans le couloir par une nuit si froide...

    -Merci professeur. »

    Dumbledore adressa un hochement à Rogue avant que ce dernier ne se lève du fauteuil. Le jeune homme descendit l'escalier, poussa la gargouille de pierre et prit Lily dans ses bras dès qu'il la vit.

     

     C'est sur cette scène que le décor se brouilla et qu'une page se tourna.


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  • CHAPITRE 16 :

     

     

    « 17 décembre 1976

     

    C'est aujourd'hui que je pars avec Dumbledore à la recherche du médaillon. J'ai dit à Lily que je devais m'absenter pour la journée, que j'étais avec Dumbledore et qu'elle n'avait pas à s'inquiéter. Elle avait tout de même un petit air apeuré quand je l'ai embrassée hier soir, devant sa salle commune, avant de me diriger vers la mienne. Il est 5h30... J'espère juste que tout se passera bien... »

     

    Harry se retrouva dans le dortoir des Serpentard, près du lit de Severus. Celui-ci était en train de ranger son carnet dans sa cachette et finissait de se préparer. Rogue prit sa baguette et sortit de sa salle commune. Il alla jusque dans la Grande Salle où il prit un petit déjeuner. Il monta ensuite jusqu'au bureau de Dumbledore et s'assit dans le couloir, juste à côté de la gargouille. Le professeur Dumbledore arriva quelques minutes plus tard.

    « Tu es avance Severus, il n'est que 5h45...

    -Je ne voulais pas être en retard...

    -Bien. Très bien.

    -Mais monsieur, je ne serai pas à en cours aujourd'hui et je n'ai pas eu le temps de prévenir les autres professeurs...

    -Ne t'inquiète pas pour cela, je m'en suis occupé.

    -D'accord.

    -As-tu eu ton permis de transplanage ?

    -Oui monsieur. Mais je croyais qu'on ne pouvait pas transplaner dans l'enceinte de Poudlard...

    -C'est exact. Mais ma fonction de directeur me permet de changer certaines petites choses, pour les tourner à mon avantage.

    -Ah, d'accord.

    -Nous allons cependant sortir de l'école, pour plus de sécurité et de discrétion.

    -Et où irons-nous ?

    -Dans une petite taverne peu connue de Pré-au-lard, qui porte le nom de « Tête de Sanglier ».

    -J'en ai entendu parler, je crois.

    -Sa réputation n'est pas fameuse, et c'est pour cela que je l'ai choisie. Nous transplanerons dans la rue qui se trouve juste derrière. Personne n'y va jamais.

    -D'accord.

    -Mais avant, nous allons passer par les cuisines de Poudlard. Je ne sais pas combien de temps notre voyage durera et je préfère prendre des précautions. Ce serait dommage de revenir parce que nos ventres crient famine... »

    Dumbledore et Severus descendirent donc jusqu'au passage qui menait aux cuisines, juste à côté de la salle commune de Poufsouffle. Une elfe de maison les attendait, une sacoche pleine de nourriture et de bouteilles d'eau posée à ses pieds.

    « Voilà monsieur. Ce que vous aviez demandé, monsieur.

    -Je te remercie Willey.

    -Ce fut un plaisir monsieur. Je retourne travailler, à moins que monsieur ne souhaite un petit déjeuner ?

    -Non, ça ira. Merci beaucoup.

    -C'était un honneur monsieur. »

    Harry trouvait étrange d'entendre cet elfe dire « monsieur » à la fin de chacune de ses phrases mais ne s'en soucia pas. Après tout, personne n'entendrait sa question...

    Dumbledore remercia l'elfe une troisième fois et repartit en direction de la Grande Porte du château, suivit par Severus et Harry. Ils sortirent dans le Parc, accueillis par une légère brise fraîche qui enveloppait leurs visages. Le directeur les conduisit jusqu'au petit village de Pré-au-lard et ils allèrent jusqu'à une vieille cabane miteuse qui tombait en ruine. Sur le fronton, un panneau de bois, qui menaçait de tomber, indiquait « La Tête de Sanglier ». Dumbledore contourna la taverne et s'arrêta dans une petite ruelle située juste derrière.

    « Voilà, nous y sommes. Je préfère que tu prennes mon bras pour transplaner, étant donné que tu ne sais pas où nous allons.

    -Bien, professeur. »

    Severus posa sa main sur le bras que lui tendait le vieil homme et s'y accrocha. Harry en fit de même, de peur de rester coincé dans la petite ruelle. Dumbledore ferma les yeux et le monde se mit alors à tourner autour d'eux. La petite ruelle disparut et Harry se rendit compte qu'ils volaient au-dessus de Londres. Il voyagèrent jusqu'à la côte avant que le ciel ne cesse de bouger au-dessus d'eux. Alors, Harry sentit ses pieds toucher le sol et il se sentit mieux. Bien qu'il possédait son permis de transplanage, il avait toujours haït ce « moyen de transport ».

    Dumbledore ouvrit les yeux et regarda autour de lui. Ils étaient à l'intérieur d'un grotte, comme il l'avait prévu, mais Harry ne voyait aucune porte menant vers un lac. Rogue devait sans doute se dire la même chose car Dumbledore le regarda en souriant.

    « Le fait de ne pas voir de porte matérielle te perturbe, n'est-ce pas ?

    -Totalement.

    -C'est la paroi de cette grotte qui fait office de porte. »

    Dumbledore s'avança vers la paroi et sortit une fiole de sa poche.

    « Voldemort était encore jeune lorsqu'il a caché son horcruxe ici et qu'il a placé ses sortilèges de défense. Il n'a donc pas pensé que quelqu'un pourrait ouvrir cette porte en utilisant du sang provenant d'un flacon.

    -Alors nous n'avons pas besoin de nous couper et d'offrir notre propre sang pour entrer ? demanda Rogue.

    -Non. »

    Dumbledore enleva le bouchon du tube et versa le sang qu'il contenait sur la paroi. Il l'étala ensuite avec sa main et la paroi reconnut du sang et une main. Elle dut sans doute en conclure que quelqu'un s'était coupé pour entrer car un passage s'ouvrit dans le mur de roches.

    « Et voilà ! s'exclama Dumbledore. Lumos Maxima ! »

    Une grande boule de lumière jaillit de la baguette de Dumbledore et se posa au centre de l'immense cavité, au-dessus d'un lac. Les trois hommes entrèrent et longèrent un long mur, qui contournait le lac. Au bout d'une vingtaine de minutes de marche, le vieil homme s'arrêta, posa son pied sur une arête rocheuse et tendit la main devant lui. Rien ne se passa pendant dix longues secondes, avant que l'eau ne se mette à bouillonner, juste en-dessous de l'endroit où Dumbledore brandissait toujours son bras. Une longue chaîne s'éleva alors et Dumbledore l'attrapa. Il tira dessus, aidé par Severus, jusqu'à ce qu'un bateau transperce la surface.

    Les deux hommes montèrent dedans avec difficulté et Harry s'y glissa sans problèmes, étant donné qu'il était comme un fantôme et pouvait donc être traversé. La traversée fut longue mais se passa sans encombres. Severus avait replié ses genoux contre sa poitrine pour laisser de la place au vieil homme. Il heurtèrent alors en douceur un petit rocher. Au centre de ce petit monticule, se dressait un piédestal, sur lequel était posé un bassin de pierre.

    Dumbledore, Severus et Harry s'en approchèrent et le directeur passa sa main au-dessus de la surface liquide qui était à l'intérieur du bassin de pierre.

    « Je pense qu'il faut boire cette eau pour trouver le horcruxe qui doit sûrement être au fond...

    -Mais c'est de la folie monsieur ! Ce pourrait être un poison, un paralysant ou quelque chose comme ça ! Ce serait comme entrer dans une pièce remplie de serpents, plongée dans le noir, en se disant qu'un trésor se cache à l'autre bout de la salle !

    -Nous avons tout fait en tâtonnant jusqu'ici... Je n'étais même pas certain que le bateau puisse contenir plus d'une personne à la fois. Et je ne pensais pas que la traversée serait si calme. Je pensais également que lorsque j'aurai passé ma main au-dessus de cette surface, quelque chose m'aurait attaqué. Et rien de tout cela ne s'est produit.

    -Mais monsieur...

    -Si quelque chose arrivait, tu n'aurais qu'à nous ramener de l'autre côté du lac, sortir de la caverne et transplaner jusqu'à Pré-au-lard. Ensuite tu irais chercher Mme Pomfresh.

    -D'accord... Mais attendez... Pourquoi vous ? C'est moi qui vais boire cette...

    -Il en est hors de question. Je suis plus vieux et moins utile que toi. Sans compter que personne ne m'attend avec angoisse et impatience à Poudlard...

    -D'accord. Mais s'il vous arrive quelque chose...

    -Je veux que tu continues à me faire boire cette potion quoi qu'il arrive. Suis-je bien clair, Severus ? Quoi qu'il arrive.

    -Mais...

    -Si tu ne t'en sens pas capable, nous pouvons rentrer maintenant à Poudlard et je demanderai à un elfe de m'accompagner. Il n'y a aucun problème.

    -Non, c'est bon. Je vais... je vais le faire.

    -Bien. »

    Dumbledore posa la sacoche pleine de nourriture et d'eau près du piédestal et se pencha au-dessus du bassin de pierre. Une petite coupe en argent apparut et Dumbledore s'en saisit. Il l'utilisa pour prendre la potion qui se trouvait dans le bassin et but à grandes goulées. Il commençait tout juste à remplir sa coupe pour une seconde fois lorsque des tremblements incontrôlables le parcoururent. Il frissonna mais continua à remplir sa coupe. Il la porta à ses lèvres et la vida d'un trait, pressé d'en finir. Mais à peine avait-il terminé de boire qu'il s'effondra au sol, tremblant plus que jamais.

    « Professeur ! Professeur vous m'entendez ?

    -La... potion... »

    Severus reprit la coupe et la remplit à nouveau. Il força Dumbledore à en boire le contenu mais le vieil homme rechignait à la vider. Severus dut lui promettre que c'était la dernière, ce qui était faux bien sûr, pour que le directeur accepte de la vider. Le jeune garçon la remplit à nouveau, et recommença trois fois encore, jusqu'à ce que le bassin soit vide. Dumbledore tremblait toujours et pleurait, suppliant une quelconque voix, qui n'existait que dans son esprit, de le pardonner pour ce qu'il avait fait.

    « Non, assez ! Stop !

    -Ça y est c'est fini professeur, le bassin est vide ! »

    Severus se releva et regarda dans le bassin. Au fond se trouvait un petit médaillon couleur ambre, avec un S vert gravé dessus. Le médaillon de Salazar Serpentard... Severus le rangea précieusement dans sa poche.

    « De l'eau. »

    Dumbledore semblait déshydraté et demandait à Severus de lui donner quelque chose à boire. Le jeune homme prit la sacoche et en sortit trois petites bouteilles d'eau. Il fit boire le professeur Dumbledore qui se sentit un peu mieux. Le vieil homme se releva en s'appuyant sur le bras que lui offrait Severus. Ils retournèrent tous deux dans la barque, imités par Harry, et le bateau retourna vers l'autre bord du lac. Ils longèrent tous trois la paroi et sortirent de là. Dès qu'ils franchirent le passage, l'entrée du lac se referma derrière eux.

    Dumbledore était affaiblit et il s'accrocha au bras de Severus, tout comme Harry, qui les fit transplaner jusqu'à Pré-au-lard. Ils marchèrent péniblement jusqu'à Poudlard et franchirent l'enceinte protectrice de l'école. Fort heureusement, ils croisèrent Hagrid qui soignait une créature, tout près de la grille d'entrée. Le garde-chasse porta le directeur dans ses bras et l'amena jusqu'à l'infirmerie, suivit par Severus et Harry.

    Il était midi et tous les élèves étaient dans la Grande Salle, en train de manger. Heureusement, la porte était fermée et personne ne vit Hagrid, Dumbledore et Severus. Le demi-géant entra dans l'infirmerie et déposa le directeur sur un lit tandis que Severus allait chercher Mme Pomfresh dans son bureau.

    L'infirmière leur demanda de sortir de la salle après avoir demandé à Severus ce qui avait mis le directeur dans un état pareil. Le jeune homme avait seulement dit que le professeur Dumbledore avait bu une potion et que c'était la cause de son mal. Severus et Hagrid sortirent et se postèrent près de la porte de l'infirmerie, dans le couloir, attendant des nouvelles du directeur.

    Deux heures plus tard, Mme Pomfresh ouvrit la porte pour leur dire que Dumbledore s'en remettrait mais qu'il lui faudrait du temps, et qu'aucune visite ne serait acceptée, mis à part celle de Severus et de certains professeurs, mais qu'il fallait venir un par un et ne pas rester longtemps. Sur ce, elle referma la porte et Hagrid repartit vers le Parc en se mouchant bruyamment dans un mouchoir rose à pois. Voir le directeur dans cet état rendait triste le garde-chasse. Il avait un profond respect pour le vieil homme.

     

     Severus quitta également le couloir avant de se diriger vers les cachots, pour rejoindre sa salle commune. Le décor devint noir et le couloir de l'infirmerie s'effaça. Une nouvelle page de journal se tourna...


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  • CHAPITRE 17 :

     

     

    « 25 décembre 1976

     

    C'est Noël aujourd'hui ! Je ne rentre pas à la maison pendant les vacances, étant donné que ma maison, maintenant, c'est Poudlard. Lily a envoyé une lettre à ses parents pour les prévenir qu'elle resterait à Poudlard avec moi. Nous pourrons aller à Pré-au-lard. C'est là-bas que maman a été enterrée et je veux passer déposer une rose sur sa tombe. Elle me manque énormément mais Lily est là pour m'aider et me remonter le moral. Ma Lily à moi...

    James Potter est venu nous voir hier et à demandé à Lily s'ils pouvaient tout de même rester amis, parce qu'elle comptait beaucoup pour lui et qu'il ne voulait pas « perdre cette fille géniale » qu'est Lily. Elle a accepté à une condition : que James et moi fassions la paix... J'ai accepté à contrecoeur mais ça faisait tellement plaisir à Lily. James a accepté immédiatement, puisqu'il devait le faire pour qu'elle reste son amie... Les relations entre lui et moi sont toujours un peu tendues mais on fait avec, et puis on réussit à se trouver quelques points communs, comme le Quidditch. Il m'apprend à mieux manier mon balai et je l'aide en cours de potions. Au final les tensions s'apaisent et je me surprend à sourire à ses blagues. On commence peut-être à devenir « amis »... Ça rend Lily heureuse et c'est le plus important, en tout cas.

    Dumbledore est toujours à l'infirmerie mais il va de mieux en mieux. Mme Pomfresh fait des miracles et je l'aide à fabriquer l'antidote ! Elle a un véritable don pour les potions et j'en apprends beaucoup avec elle. Elle dit que Dumbledore sera sur pied dans une semaine, mais qu'il ne faudra pas qu'il refasse d'expéditions aussi dangereuses, sinon j'aurai affaire à elle ! Heureusement, les prochains voyages qu'il a prévus sont moins dangereux ! La Tour de Poufsouffle ne devrait pas être trop protégée et la maison des Gaunt est à l'abandon depuis des dizaines d'années. Ensuite il ne restera plus que le serpent et Voldemort lui-même...

    Je vais aller manger le repas de Noël en compagnie de Lily, des Maraudeurs et de leurs amis ! J'ai laissé tomber Nott, Avery et Mulciber depuis pas mal de temps déjà et ils m'ont harcelé pendant de nombreuses semaines... Maintenant ils ont compris que je ne reviendrai pas et ils me laissent tranquille. »

     

    Harry se retrouva devant le grand escalier de marbre, près de la Grande Salle. Il entendait les rires et les cris provenir de la salle où se déroulait le repas de Noël. Il y entra et trouva son père, sa mère, les Maraudeurs et d'autres amis de Gryffondor, tous assis à une table. Dumbledore était évidemment absent à celle des professeurs.

    Sirius Black riait à une blague de son ami James et Alice Fortescue était blottie dans les bras de son petit copain, Franck Londubat. Dorcas Meadowes, elle, discutait avec Mary MacDonald. Lily tenait la main de Severus sous la table. C'est alors que Remus Lupin les regarda tous avec un sourire avant de demander :

    « Si vous aviez des enfants, comment les appelleriez-vous ? »

    Tout le monde le regarda avec stupéfaction. James se mit alors à rire avant de lancer à Remus :

    « Moi je l'appellerai Lunard, si c'est un garçon, rien que pour rigoler chaque fois que tu viendras chez moi ! »

    Tout le monde partit dans un fou rire et on fit un tour de table pour connaître les idées de prénoms de chacun.

    « Si c'est une fille je l'appellerai Hayley et si c'est un garçon je l'appellerai Neville ! dit Alice avec enthousiasme.

    -J'adore ces prénoms ! Neville... C'est très joli ! lui répondit Franck.

    -Moi ce sera Lucy si j'ai une fille et James si c'est un garçon ! dit Sirius en faisant un clin d'oeil comique à James.

    -Ça c'est un vrai pote ! Moi si c'est une fille ce sera Lily et si c'est un garçon ce sera Sirius ! répliqua James en rendant à Sirius son clin d'oeil. Et toi Remus ?

    -Si c'est une fille elle s'appellera Luna et si c'est un petit gars ce sera Teddy !

    -Oh, c'est mignon Teddy ! s'exclama Mary. Moi ma fille s'appellera Célestia et mon fils Altaïr ! Et toi Dorcas ?

    -Si c'est un garçon ce sera Charlie, et si c'est une fille je l'appellerai Andromeda... répondit Dorcas, timidement.

    -Eh bien moi, ce sera Lila pour une fille et James pour un garçon ! dit Peter Pettigrow, qui était toujours en admiration devant James et Sirius.

    -Et toi Severus ? demanda James à Rogue.

    -Si c'est une fille j'aimerais l'appeler Eileen... Et si c'est un garçon, je pense que Thomas sera bien. C'est joli comme prénom.

    -Et toi Lily ? demanda Dorcas.

    -Je ne sais pas, je n'y ai jamais véritablement pensé... Si c'est une fille, je trouve que Eléanora est un beau prénom. Mais si c'est un garçon je ne sais pas...

    -Moi je sais ! s'écria James. Si c'est un gars, tu devras l'appeler Harry !

    -Harry ? Pourquoi ?

    -Parce que tout à l'heure Severus a rit à une de mes blagues et c'était bien la première fois ! »

    Tout le monde éclata à nouveau de rire, même Severus, et ils finirent le repas sur des anecdotes de leur enfance. Harry sourit en se disant que son prénom venait sûrement de là...

     

     Le décor de la Grande Salle se brouilla et une nouvelle page de journal se tourna.


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  • CHAPITRE 18 :

     

     

    « 2 janvier 1977

     

    C'était la nouvelle année hier, et on a fêté ça comme il se doit, dans la salle commune de Gryffondor : Bièraubeurre, dragées surprises, patacitrouilles, sortie à Pré-au-lard dans la journée...

    Dans une semaine j'aurai 17 ans et je serai majeur du point de vue sorcier. Je dois passer voir Dumbledore ce soir. Il est sortit de l'infirmerie hier matin... Il va beaucoup mieux, Mme Pomfresh me l'a assuré !

    Il est temps que j'y aille, j'ai rendez-vous dans 5 minutes... »

     

    Harry se retrouva dans le bureau du directeur lorsque Severus ouvrit la porte en bois, avant de venir s'asseoir dans un fauteuil. Dumbledore était assis dans le sien et regardait le jeune étudiant en souriant.

    « Comment allez-vous monsieur ? s'empressa de demander Severus.

    -Beaucoup mieux, grâce à toi !

    -Et à Mme Pomfresh...

    -Mme Pomfresh n'aurait rien pu faire si tu ne m'avais pas amené à elle. Mais elle ne veut pas que je refasse de voyage périlleux avant plusieurs jours. Je me fais vieux... Mais la Tour de Poufsouffle ne semble pas être protégée. De toute façon elle est bien trop éloignée pour que quiconque songe à y aller si ce n'est pas pour chercher un horcruxe. Et puisque personne n'est censé savoir que Voldemort en a créé et que personne n'est censé savoir lesquels sont-ils, il n'y a probablement pas de risque... Et la maison des Gaunt tombe en ruine...

    -Monsieur...

    -Oui ?

    -J'ai le médaillon.

    -Bien. Je suis désolé de te demander ça Severus, mais est-ce que tu pourrai t'en charger ? Je ne peux m'approcher des horcruxes sans qu'ils ne me fassent du mal. Et toi seul paraît pouvoir les détruire, grâce à la conviction que tu as, pour sauver Lily Evans.

    -Il n'y a pas de problèmes, monsieur.

    -Je te remercie. J'aurai également besoin que tu viennes dans mon bureau pour détruire les prochains horcruxes quand je les ramènerai.

    -D'accord. Mais je me demandais quelque chose...

    -Oui ?

    -Si les horcruxes sont des morceaux de l'âme de Voldemort, est-ce qu'il ressent quelque chose quand nous les détruisons ?

    -Je pense que oui.

    -Mais alors il a peut-être été en Lettonie pour ajouter des sortilèges de défense autour de la Tour de Poufsouffle...

    -Je ne pense pas. Cette Tour a été érigée en l'honneur d'une fondatrice de Poudlard, par des sorciers extrêmement puissants. Aucun sortilège ne peut être jeté dessus.

    -Et vous ne pensez pas que Voldemort aurait été dans la maison de ses ancêtres pour récupérer la bague et la mettre en lieu sûr ?

    -Non. Je pense que Voldemort est trop sûr de lui pour penser que quelqu'un aurait pu déjouer ses plans et donc se mettre à la chasse aux horcruxes. Je pense qu'il doit croire que quelque chose, à l'intérieur de lui, n'est pas bien. Mais je ne pense pas qu'il se doute de quelque chose. Et si c'était le cas, je pense qu'il irait vérifier ses horcruxes avant de se mettre à nous traquer. Et puis il ne sait pas qui détruit ses horcruxes...

    -D'accord.

    -Je vais te laisser détruire le médaillon. Je reste devant la porte si tu as besoin de quelque chose, n'hésite pas.

    -Bien, monsieur. »

    Dumbledore sortit du bureau et Severus prit l'épée, dans la trappe en or. Il posa le médaillon sur le bureau et lorsqu'il leva l'épée au-dessus de sa tête, une fumée blanche sortie du bijou. Severus ne put s'empêcher d'attendre, afin de voir ce qui allait se passer. Le spectre de Lily se matérialisa.

    « Tu crois que je t'aime ?

    -Lily ?

    -Tu crois réellement que je t'aime ? Mais Severus, tu ne vois pas que c'est James qui représente toute ma vie ? Je reste avec toi parce que je ne peux pas m'empêcher d'avoir de la pitié pour toi. Mais James et moi... C'est pour toujours. Que crois-tu que je fais lorsque tu es avec Dumbledore ? Que je t'attends patiemment ? Non. Je rejoins James dans sa chambre... Et tu sais ce que nous faisons ? Nous... »

    Le spectre n'eut pas le temps de finir que Severus abattait l'épée de Gryffondor sur le médaillon. Il le brisa net, en deux morceaux distincts. Son visage était empreint de rage.

    « C'est faux !

    -Severus... Tout va bien ? »

    Dumbledore venait d'ouvrir la porte et regardait Severus, l'air inquiet.

    « Oui. Oui, tout va bien monsieur.

    -Ne crois pas ce qu'il dit ?

    -Pardon ?

    -Ce que ce spectre dit est faux. Pour se défendre, il se nourrit de tes peurs. C'est son moyen de défense. Ne crois pas ce que tu as entendu. Je sais que Lily t'aime. Et que jamais elle n'irait vers quelqu'un d'autre...

    -Je le sais, monsieur. Et même si c'était le cas, je l'aimerai quand même. »

    Dumbledore sourit et s'approcha du bureau. Il prit le médaillon dans ses mains puis le rangea dans un tiroir. Severus vit que les autres horcruxes s'y trouvaient également.

    « Cette soirée a été éprouvante... Tu peux y aller, je te contacterai quand je serai rentré de mon voyage en Lettonie.

    -D'accord monsieur. »

    Severus sortit du bureau et retrouva Lily au pied de la gargouille.

    « Ça ne va pas Sev ?

    -Si, pourquoi ?

    -Tu es plus pâle que d'habitude... lui dit Lily en lui caressant tendrement la joue, du bout des doigts.

    -Ne t'inquiètes pas... tout va bien. »

    Severus prit le menton de Lily entre ses doigts avant de l'embrasser délicatement. Le décor autour d'eux se brouilla, devint noir, et une page de journal se tourna...

     

     


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  • CHAPITRE 19 :

     

     

    « 10 janvier 1977

     

    Dumbledore est revenu aujourd'hui de Lettonie. Il m'a envoyé un mot :

     

    « Je suis revenu de Lettonie et j'ai le H... pourrais-tu venir dans mon bureau ce soir, 18h ?

     

    A.P.W.B. Dumbledore. »

     

    Je ne sais pas ce que veulent dire toutes ces lettres devant « Dumbledore » mais tant pis... J'ai prévenu Lily que je devais rejoindre Dumbledore ce soir. Bien évidemment je n'ai pas pu lui en dire plus.

    Les Maraudeurs, Dorcas, Mary, Alice et Franck savent que j'ai des rendez-vous avec Dumbledore mais ils ne me demandent pas pourquoi, et je ne les remercierai jamais assez de ne pas me poser cette question à laquelle je ne saurais que répondre !

    Bien entendu je n'ai plus jamais appelé Dorcas « Sang-de.... » et je n'y penserai jamais !!

    Il est temps que je parte pour le bureau de Dumbledore si je ne veux pas être en retard. »

     

    Harry se retrouva à nouveau dans le bureau de Dumbledore et Severus ouvrit la porte en bois qui permettait d'entrer dans la pièce. Il la referma derrière lui et s'assit dans le fauteuil.

    « Bonsoir professeur.

    -Bonsoir Severus.

    -Vous avez trouvé le horcruxe ? Est-ce qu'il était protégé par des sortilèges ?

    -Voldemort avait mis trois mangemorts devant la Tour de Poufsouffle...

    -Ils vous ont attaqué ?!

    -Non. Heureusement, j'avais prévu ma cape d'invisibilité, j'ai donc pu entrer sans encombres.

    -Mais ça veut dire qu'il sait que quelqu'un chasse les horcruxes ! Il va récupérer la bague et nous ne pourrons pas le tuer !

    -Sauf si quelqu'un la récupère avant lui... dit Dumbledore avec un sourire malicieux.

    -Comment ça ?

    -Je me doutais que Voldemort avait dû se rendre compte de ce que nous faisions. Tes soupçons ont eu raison de moi et je suis allé dans la maison des Gaunt, caché sous ma cape d'invisibilité, afin de récupérer la bague avant de me rendre en Lettonie. C'était plus proche. Quand je suis ressortit de la maison, Voldemort venait juste d'arriver. Je l'ai entendu hurler et il a jeté, dans sa fureur, un sort qui a détruit la maison toute entière. Ensuite nous avons transplané au même moment et je l'ai entendu donner l'ordre à ses mangemorts de tuer quiconque voudrait entrer dans la Tour, sorciers comme moldus. J'y suis entré après son départ et personne n'a rien vu.

    -Voldemort ne s'est pas douté que quelqu'un aurait pu utiliser une cape d'invisibilité, comme vous l'avez fait ?

    -Il a une haute estime de lui-même et de la magie. Il ne pense donc que rarement que des sortilèges ou des objets élémentaires, banals, pourraient rivaliser avec sa puissance. Et les capes d'invisibilité sont des objets rares. Il ne sait pas que j'en possède une, et ne sait d'ailleurs toujours pas qui est en train de le détruire à petit feu.

    -Je vais les détruire ce soir monsieur ?

    -Oui. Je vais sortir de la pièce. N'oublie pas que tout ce que ces objets pourront faire ou dire est totalement faux ! Ne l'oublie pas Severus. Et n'hésite surtout pas à les briser !

    -Oui, monsieur. »

    Dumbledore sortit de la pièce et Severus se dirigea vers la cage de Fumseck afin de prendre l'épée. Il ouvrit la trappe, en sortit l'arme de Gryffondor et se releva. C'est alors que le phénix s'enflamma, laissant derrière lui un petit tas de cendres. Severus, affolé, appela le directeur.

    « Professeur ! Professeur !

    -Que se passe-t-il ? »

    Dumbledore entra en trombe dans la pièce et regarda Severus, affolé.

    « Votre phénix... Fumseck... Il... il s'est enflammé !

    -Oh, ne t'inquiètes pas... Il se faisait vieux de toute façon. Et puis, tu sais, les phénix renaissent toujours de leurs cendres, lui dit Dumbledore en caressant le tas de cendres, délicatement. Severus vit alors une petite tête en sortir. Il fut immédiatement soulagé.

    « Excusez-moi professeur, j'avais oublié que les phénix... J'ai paniqué et...

    -Ne t'en fais pas, c'est normal. »

    Dumbledore sortit du bureau et Severus prit la coupe puis la posa sur le bureau. Il mit la bague juste à côté, espérant réussir à briser les deux objets d'un seul coup d'épée. Il souffrirait moins s'il y réussissait... Il brandit l'épée au-dessus de sa tête lorsqu'une voix aigue sortit de la coupe. La bague quant à elle, se mit à vibrer avec force. Severus avait une irrépressible envie de la mettre à son doigt, même s'il savait pertinemment qu'il ne fallait pas le faire. Un sifflement de plus en plus aigu s'élevait de la coupe... Il vrillait les tympans de Severus, lui donnant des acouphènes affreusement douloureux.

    Le jeune homme serra l'épée dans ses mains moites et l'abattit sur la coupe et la bague, d'un seul coup qui résonna dans toute la pièce. Mais ses tympans continuaient à lui faire mal et il tomba à genoux au sol, les mains plaquées sur ses oreilles. Il lâcha l'épée et poussa un rugissement de douleur. Dumbledore entra dans le bureau et accourut vers Severus.

    « Severus, que s'est-t-il passé ?

    -La coupe... »

    Le jeune homme ne put rien dire de plus et poussa un second cri perçant. Il avait l'impression que l'épée de Gryffondor avait été chauffée à blanc et posée contre son oreille. Dumbledore l'aida à se relever lentement. Chaque mouvement lui donnait l'impression d'être secoué par un géant. Dumbledore l'accompagna jusqu'à l'infirmerie où Mme Pomfresh l'allongea et lui donna une potion qui apaisa légèrement son mal. Elle demanda au directeur ce qu'il s'était encore passé et jura lorsqu'il lui répondit qu'il ne pouvait rien lui dire.

    « Mais bon sang, qu'est-ce que vous fabriquez tous les deux ?

    -Je ne peux pas te le dire Pom-Pom...

    -Bon. Alors je vais devoir te demander de sortir de cette pièce. Les visites sont interdites jusqu'à demain matin. »

    Harry, qui avait suivit le vieil homme et Severus, sortit de la salle avec Dumbledore et remonta en même temps que lui jusqu'à son bureau. C'est à ce moment là qu'il remarqua Lily Evans, assoupie dans le couloir, près de la gargouille. Dumbledore la vit également et s'agenouilla à côté d'elle. Il posa doucement une main sur l'épaule de la jeune fille qui sursauta, tirée de son sommeil.

    « Lily...

    -Severus ?!

    -Calme-toi...

    -Professeur où est Severus ? Il a terminé ?

    -Il est... à l'infirmerie.

    -Quoi ?! Que s'est-t-il passé ?

    -Je ne peux pas te le dire... Tu pourras aller le voir demain matin. Les visites sont interdites ce soir et cette nuit, mais... »

    Mais Lily ne l'écoutait déjà plus et partait en courant en direction de l'infirmerie. Harry la suivit et entra en même temps qu'elle dans la pièce. La jeune fille trouva Severus allongé dans un lit, entouré par des rideaux verts pour que personne ne le voit.

    « Sev... Non... Sev s'il te plait, dit-moi que tu n'as rien... Je t'aime, Severus... »

    Lily se mit à pleurer silencieusement et souleva la couette. Elle s'allongea dans le lit, entourant Severus de ses bras. Heureusement, Mme Pomfresh ne l'avait pas entendue entrer et ce n'est que le lendemain matin qu'elle la trouverai endormie dans les bras du jeune homme.

     

     Le décor devint alors flou et une nouvelle page de journal se tourna, tandis que Lily se calait contre le corps de Severus...


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