• Chapitre 28

    Mercredi 27 janvier 2009, 11h23, maison de Ïan Hirvy/L'homme au chapeau, devant la porte d'entrée.



    Kurt et Irvy sortirent de leur voiture et remontèrent l'allée qui menait jusqu'à la porte d'entrée de la maison de Ïan. Aucun d'eux ne voulait frapper à cette porte, redoutant ce que leur collègue pourrait leur dire, une fois à l'intérieur.

    « Hum... Kurt...

    - Oui ?

    - Tu sais... Je... je pense qu'il vaudrait peut-être mieux qu'on sorte nos armes... proposa Spitz.

    - Quoi ?!

    - Je sais que c'est notre collègue mais... imagine que... qu'il n'y ait pas eu d'erreurs dans les résultats... si... si c'est vraiment lui... il vaut mieux ne pas prendre de risques.

    - Oui, tu as raison. Mais... si c'est vraiment lui... Alors, Ïga...

    - J'espère de tout cœur qu'elle est chez elle, dans son lit, en train de se reposer.

    - Oui... j'espère... »

    Les deux agents sortirent leur arme de service et Irvy frappa à la porte. Trois petits coups secs. Ils entendirent des bruits de pas provenants de l'intérieur, une pause, puis à nouveau des bruits de pas, se rapprochants. Quelques secondes plus tard, la porte s'ouvrait. Kurt et Irvy levèrent leurs armes et les pointèrent sur Ïan, dès qu'il ouvrit la porte.

    Ce dernier avait également une arme à la main et tira dès qu'il aperçut ses collègues. L'une des balles toucha Berhzo au bras. Spitz tira juste après et toucha Ïan à l'estomac. Il tomba à terre et commençait déjà à se vider de son sang. Mais il était encore vivant et Irvy s'agenouilla près de lui.

    « Où est-elle ?!

    - Qui ça... ?

    - Ahénolïa !

    - Tu ne cherches que Nolie ? Ce n'est pas très gentil pour les autres...

    - Quels autres ?

    - A ton avis, où est ta chère collègue ?

    - Ïga... OÙ EST-ELLE ? OÙ EST ÏGA ? se mit-il à hurler.

    - Mystère mon cher Spitz... Toi et ta grande faculté de déduction devraient pourtant la trouver... Quel dommage que vous soyez arrivés si tôt... J'avais l'intention de les faire mourir de faim... ou de soif.

    - Espèce de...

    - Spitz, pas d'insultes s'il te plaît... Tu viens de me tirer dessus. »

    Spitz se releva et se rua à l'intérieur de la maison, laissant Ïan et Kurt dans l'entrée. Il cria le prénom de sa collègue, et l'entendit lui répondre.

    « ÏGA ! OÙ ES-TU ?

    - Dans la cave ! Près de l'escalier ! La porte en bois !

    Irvy se tourna dans cette direction et enfonça la porte. Il dévala les marches à toute vitesse et arriva en bas, dans la cave. C'est alors qu'il aperçut Ïga, assise par terre, dans un coin de la pièce, entourée d'enfants.

    - Oh mon Dieu...

    - Irvy...

    Ïga s'évanouit de soulagement en le voyant, exténuée de n'avoir pas dormit de la nuit, commençant à être déshydratée. Spitz courut vers elle et la prit dans ses bras. Huit. Huit enfants étaient également enfermés, entourant Ïga.

    - Je reviens vite vous chercher les enfants, d'accord ? N'ayez pas peur, je suis un ami d'Ïga, leur dit Spitz en les voyant.

    - On vous croit monsieur. Mais est-ce qu'elle va bien cette dame ? demanda une petite fille blonde aux yeux verts, en montrant Ïga.

    - Ne vous inquiétez pas ! Je reviens vite !

    Spitz remonta les marches en courant, Ïga dans ses bras, et ressortit de la maison. Il ouvrit la portière arrière de la voiture de Kurt et déposa la jeune femme sur la banquette arrière.

    - T'inquiète pas Ïg' ! Ça va aller !

    Il sortit son téléphone et composa le numéro du commissariat. Après deux sonneries, quelqu'un décrocha.

    - Commissariat de police de Westminston, j'écoute.

    - Ici l'agent Irvy Spitz. Je suis chez l'agent Ïan Hirvy, au 6 rue des Châtelles. J'aurais besoin d'une ambulance, j'ai deux blessés, peut-être plus.

    - D'accord je vous l'envoie tout de suite !

    - Faites vite !

    Irvy raccrocha, rangea son téléphone dans sa poche et retourna à l'intérieur de la maison. Mais lorsqu'il passa près de la cuisine, quelque chose attira son attention : Ïan avait mis le feu à trois chaises avant d'aller leur ouvrir. Et les flammes s'étaient répandues à une autre chaise ainsi qu'à la table de la cuisine. Irvy courut donc à la cave et dévala les marches.

    - Les enfants vite ! Levez-vous !

    - Certains ne peuvent pas marcher monsieur.

    - Combien ?

    - Quatre.

    - Les quatre qui peuvent marcher vous me suivez, d'accord ? Je vais prendre deux autres dans mes bras ! »

    Irvy s'approcha des enfants et prit deux petites filles brunes dans ses bras. Il intima à ceux qui pouvaient marcher de le suivre et ils remontèrent les marches avant sortirent de la maison. Irvy leur ouvrit la portière de la voiture et les six enfants entrèrent tous dedans. Heureusement, la voiture de Kurt était grande et ils purent tous y pénétrer. Entre temps, Ïga s'était à moitié réveillée, s'était assise sur la banquette et avait ouvert une fenêtre.

    Irvy retourna à l'intérieur, redescendit à la cave et prit dans ses bras les deux derniers enfants, une petite fille rousse et une autre, blonde. Il remonta les marches de la cave mais le feu barrait à présent le passage jusqu'à la porte d'entrée. Irvy fit donc demi-tour et pivota trois fois sur lui-même avant de voir la porte qui donnait accès au garage.

    Il l'ouvrit et sortit dehors. Du jardin, il put voir que Ïan avait également mis le feu à l'étage. Il contourna toute la maison et arriva dans l'allée menant à la porte d'entrée.

    Il amena les enfants jusqu'à la voiture et les fit monter dedans. C'est alors qu'il entendit les sirènes de l'ambulance, au bout de la rue. A ce bruit, les voisins furent tous alertés et sortirent dans leurs jardins.

    Irvy fit signe aux ambulanciers et ils se garèrent devant la voiture de Kurt.

    « J'ai quatre enfants qui ne peuvent plus marcher, une personne à moitié évanouie et un blessé. Enfin, deux.

    - D'accord. On va s'occuper des blessés en premier.

    - L'un d'eux est le criminel.

    - OK.

    Les ambulanciers se dirigèrent vers Kurt et Ïan et les amenèrent dans l'ambulance, grâce à des civières.

    - Messieurs !

    - Oui ?

    - Les enfants qui ne peuvent pas marcher ne pourront pas aller dans la même ambulance que le coupable. C'est lui qui les a enlevés...

    - D'accord. Vous avez assez de place dans votre voiture pour tous les emmener à l'hôpital ?

    - Je pense oui.

    - Alors suivez-nous. »

     

     Irvy monta dans la voiture de Berhzo et démarra. A l'arrière, Ïga était à nouveau évanouie et les enfants ne faisaient pas un bruit. Spitz roula jusqu'à l'hôpital, derrière l'ambulance... 


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